À la recherche du son…

Le film ancien a cette particularité, s’il date d’avant 1927 d’être un film muet, totalement silencieux. Il soulève ce paradoxe étrange de savoir qu’il y a eu des paroles, des bruits, des mots au moment de la prise et qu’ils nous sont complètement étrangers. Il y a aussi sans doute eu des musiciens pour accompagner ses films, des bonimenteurs pour donner une vie supplémentaire à l’histoire mais tout ceci nous est totalement inaccessible et perdu à jamais dans la mémoire des présents. Une forme de réponse bien involontaire a l’injonction de profiter du moment présent !

Me voilà donc face à des films des années 20, des films silencieux. Un jeu d’acteur, un rythme totalement différent de nos standards actuels et un objectif : mettre en musique ce silence, faire vivre cet espace sonore. La mission est périlleuse par essence, elle demande de marier en une alchimie fragile les savoir-faire actuels, les habitudes cinématographiques acquises avec une pellicule aussi restaurée soit-elle bâtie sur d’autres critères et repères que les nôtres.

Il faut alors trouver une place subtile à la musique, qu’elle permette au spectateur d’accéder à l’histoire, à la narration, de trouver sa place dans le rythme et l’emmener ensuite sans le lasser à traverser le film. Et enfin, il faut redonner aussi sa place au silence, non plus comme un vide mais comme un prolongement de la musique, de l’histoire. Le silence non plus comme une contrainte technique factuelle mais une pièce d’une oeuvre globale.

Je vais tenter d’être au rendez-vous de ce défi courant janvier… Plus d’infos à suivre sur ce blog…

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