Un peuple et son roi…

La vie nous réserve parfois des expériences inattendues.

Dimanche comme une centaine de personnes, j’avais pris une place de cinéma pour voir « Un peuple et son roi ».

Après un bon 15 minutes de bandes annonces et autres publicités, le film commence. Avec une mauvaise surprise hélas fréquente dans les cinémas, le son était beaucoup trop fort au point de devoir mettre des bouchons, dommage, on perd un peu en immersion quand même. Mais passé le désagrément, une fois équipé des oreilles, le film se révèle agréable. On voit beaucoup le peuple, la place des femmes, grandes actrices de la Révolution, quelques figures marquantes mais c’est bien autour des « petites gens » que la narration se construit. Des tranches de vie, des cartes postales, de petites histoires pour faire la grande. Une forme de récit efficace, rendu avec justesse par les choix du réalisateur et le jeu des acteurs.

Et là, à un quart d’heure de la fin du film, se produit un événement improbable.

Une vraie fausse alerte qui nous oblige à évacuer la salle. À peine le temps de faire quelques mètres dans les couloirs, que l’on nous indique qu’il s’agissait d’un acte de malveillance, que nous pouvons reprendre nos places. De retour dans la salle, après une petite attente, on vient nous signaler que le film ne pourra pas reprendre, projecteur en rade.

C’est surprenant un film étêté, coupé de son extrémité.

Faut-il y voir un symbole ? À défaut de voir le roi raccourci c’est le film qui l’a été.
C’est étrange d’être privé de la fin de l’histoire, c’est un peu suivre le naufrage du Titanic mais s’arrêter avant que le bateau ne coule, on connaît tous la fin mais c’est une autre chose que de la voir.
J’ai donc vu un bout de film, il me faudra attendre pour en voir la fin, il me reste une frustration de n’avoir pu profiter du spectacle en entier. Comme souvent il suffit de quelques imbéciles pour nuire au plus grand nombre, est-ce une allégorie involontaire de la Révolution, je ne saurais dire, sachant que dans la salle d’à côté on jouait « La nonne », je serais bien en mal de filer la métaphore jusqu’au bout !

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